La lampe...
Quand pour toi tout n'est que noirceur
Quand de ta vie surgis la peur
Quand ta vie est soudain si vide
Que tout autour devient stupide
Quand même tes valeurs tombent
Et que tes plaies se font profondes
Regardes bien tout au fond de ton âme
Gardes en ta lampe une petite flamme
Quand tous les jours te semblent gris
Quand t'as perdu amours, amis
Quand de l'argent tu es l'esclave
Quand tu te fis aux bavardages
Quand la joie est devenue peine
Quand la souffrance devient la haine
Regardes bien tout au fond de ton coeur
Gardes allumée une petite lueur
Quand tu n'as plus de quoi payer
Quand t'as rien à faire d'un foyer
Quand même tes yeux n'ont plus de larmes
Quand de ta vie tu vois qu'un drame
Quand tu t'crois au bout du rouleau
Quand les vautours veulent ta peau
Regardes bien au bout du chemin
N'oublies pas de tendre ta main
Ton destin peut-être va changer
Grâce à cette lampe bien allumée....
Le Roi des dents
Le Roi des dents, nous l'avons ainsi baptisé
Etait dentiste comme vous pouvez le deviner
Il régnait sur son royaume
La rue Mont-Royal et sur le Plateau
Comme si ces lieux étaient sa maison
Ses sujets, c'était ses patients
Tous colorés et plus différents
Les uns que les autres
Son bras droit, c'était Lise, la Lionne
Son assistante dévouée
Depuis nombre et nombre d'années
Son règne a duré plusieurs décennies
C'était sa vie
C'était son quartier
Nous quand on allait visiter le Roi
C'était un peu comme une fête
Vous allez dire ils sont fous
Ne vous trompez pas on parle bien du dentiste
Mais chez lui c'était pas pareil
C'était même différent des autres dentistes
Chez lui, le Roi des dentistes
On se sentait dans un monde à part
Un monde un peu révolu
Un monde où le modernisme et la technologie
N'avait pas réussi à entrer totalement
Il y avait résistance en son royaume!
C'était la fête parce que l'on savait
Que ce qui se passait chez le Roi
On ne le verrait nulle part ailleurs
De longues conversations à sens unique
La belle musique classique à la radio
Parfois même des disputes en direct avec la Lionne
Et puis on en profitait toujours
Pour aller fouiner dans les boutiques de la rue Mont-Royal
Ou dans les belles librairies de la rue St-Denis
On a même découvert un super resto portugais
Là où le poisson et le porto font les délices du palais
Le restaurant "Vintage" tout près de chez le Roi
Les enfants aussi aimaient bien aller chez le Roi
Malgré les traitements avec le pic
Ils appréciaient de voir toutes ces maisons collées
Et ces escaliers tournées en façade
On en voit pas tellement chez nous
Chez nous c'est la banlieue, c'est Ste-Dorothée
C'est pas si loin chez nous
Et pourtant c'est tout un monde de différences
Le 16 janvier dernier, la Lionne m'a avisée
De ne pas me rendre au rendez-vous
Le Roi était souffrant, il devait voir le docteur
Sur le coup ça m'a inquiété
Et puis je me suis dit
Il est le Roi, il va s'en sortir
Il est fort, et vive le Roi!
Et puis vendredi dernier, le 22 février
Gilles tu nous a joué un tour
Oh je sais tu aimais tant rire
Le 22 février le Roi s'en est allé
Il a rejoint le ciel, c'est une partie de nos vies
Qui s'en est allée avec lui
Et il vit maintenant dans les étoiles
J'espère qu'il y a des fleurs dans le ciel
Pour que tu puisses réaliser ton rêve
De jardiner et peindre les fleurs de ton jardin
Salut Gilles! A la prochaine
Nous t'aimons et ton souvenir restera ancré dans nos mémoires.
Poème dédié à la beauté de l'enfance...
A l'âge de l'innocence...
Cette innocence que l'on devrait retrouver de temps en temps
Juste en prendre le temps...
Les balançoires
Et se balancer plus haut juste pour voir
Pour aller plus haut, pour aperçevoir
Et rire aux éclats, et va donc savoir
Rêver de voler comme cet oiseau noir
Et la nuit venue sous ton oreiller
Rêver aux oiseaux, rêves malgré le soir
Aux moments passés tout émerveillé
Passes, passes l'été, sur ta balançoire
Balances toi oh cher enfant
A tout oublier et même le temps
Et c'que disent les grands
Oses surtout rêver
Pour rêver à mieux et rêver de Dieu
Rêves d'innocence, et puis d'insouciances
Rêves pour voir les anges
Et se balancer, A toucher le ciel
A voir les étoiles, et mettre les voiles
Et puis découvrir, que le temps d'un temps
Dans tes yeux qui brillent, ce que fait le vent
Le vent qui caresse tes joues, ton visage
Et puis qui traverse océans et plages
Rêver, rêver grand
Et puis t'étourdir, pour ne pas vieillir
Pour prendre le temps
Le temps que ça dure
Le temps que tu as le temps
Et le temps que dure
Le temps des balançoires
J'ai rêvé...
Dans une autre vie, un autre siècle
Toi et moi trésor nous nous connaissions
Je portais jadis robe longue et ombrelle
Et toi tu étais mon beau compagnon
J'étais romantique et trop sensuelle
Tu voulais toucher à mes cheveux longs
Nous nous sommes aimés, bonheur éternel
Corps et âmes, nous deux nous appartenions
Doux serments d'amour proclamés au ciel
D'amour infini, tendresse et passion
Tu étais mon soleil et mon arc-en-ciel
Moi ta poésie et douce chanson
A toi amour infini
Douce poésie...
Faite de chêne, tu occupes notre salle à dîner
Tu es de même, que nous t'avions imaginée
A une certaine époque ta texture
Et ton style avaient fière allure
Après quelques années
De repas bien arrosés
Table, que de choses tu as vues
Et posées sur ton dessus
Témoin de ces discussions amicales
Et de ces fêtes à saveurs familiales
Et que dire du bébé avec son gazouillis
Quand venait l'temps de changer le pipi
Et plus tard à ses heures d'école
Les devoirs, les crayons et la colle
Jeux de cartes transformés en châteaux
Livres d'école pour l'apprentissage des mots
Et du temps de la pâte à modeler
Qui sous les doigts menus
Devenait épées, et chevaliers
Et transportait ses auteurs vers des contrées inconnues
Et tous ces dessins
Tous si beaux, si fins
Aux yeux d'une mère attendrie
Et ce petit roman composé
De façon improvisée
Souvenir d'une journée de ski
Ou encore d'un auteur
En devenir dans son coeur
Ces histoires sorties de son imagination
Que de fascinations!
La table a vu passer au fil des jours
Et s'inscrire dans son parcours
On y remarque des petits sillons
Marqués du temps pour de bon
D'une plume ou d'un crayon
Qui refusent de s'y déloger
Et qui rappellent à mes yeux
Une partie de la vie de mon foyer
Qui constitue nos souvenirs tendres
Comme témoin tu t'es laissée prendre
Merci pour toutes les fois
Où me reviennent ces petites joies
Quand je pose mon regard sur toi ...
Comme une perle...
Mon petit coeur, mon petit garçon
Toi qui es une de mes raisons
De vivre une vie de passions
Tu es comme cette perle
Qui sagement blottie dans sa coquille
Quand soudain elle en déferle
Emets dans nos yeux des reflets qui brillent
Tu es et tu seras toujours
Celui qui a le sens de la beauté
Ton crayon et ta main de velours
Nous l'ont si souvent prouvé
Quand même tu aspires à suivre le vent
Tu resteras mon amour, mon petit trésor
Malgré les jours, malgré le temps
Cette perle rare dans sa coquille qui dort
Tes premiers pas...
Déjà tes premiers pas
Et tu n'as que 10 mois
Hier encore tu tenais dans nos mains
Et buvais à mon sein
Tout voir, tout découvrir
Voilà ton seul désir
L'mien s'rait que tu sois toujours là
Bien blotti dans mes bras
Je prends soudain conscience
Qu'elle se termine ta petite enfance
Va retrouver papa
Va faire tes premiers pas
Tu es...
Tu es la vague
Je suis le sable
Tu es la mer
Je suis la plage
Tu es mon trésor
Je suis ton coquillage
Si tu te fais vent
Je serai buisson
Et me laisserai bercer
Au gré de ta direction
Si tu te fais désert
Je serai assoiffée
Et dans tes yeux
Je trouverai mon berger
Si tu es soleil
Je me laisserai réchauffer
Si tu te fais lune
Je deviendrai étoile
Je serai ta musique
Et toi ma plus belle chanson
Je t'aime
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