C'était une de ces journées monotones,
A un de ces moments où plus rien ne m'étonne,
J'errais lentement sur les bords de ce lac calme
En regardant la vie sans réel enthousiasme.
La mienne quant à elle semblait vouloir s'éteindre,
Et je l'aurais laissé faire sans jamais me plaindre.
Je l'avoue, je me serais livré à la mort,
Sans vouloir savoir si j'avais raison ou tort.
Oui, tout pour moi se serait terminé ici,
J'avais décidé d'en finir avec la vie.
Moi le raté dont le coeur était souvent fou,
Moi l'inconnu qui venait d'on se sait où.
Vous, femmes que j'ai aimé, vénéré, idôlatré.
Vous, qui avez seulement su me rejeter,
Vous avez bien failli être l'arme de mon crime
Qui m'aurait poussée sans larme dans un abîme.
David Viglieno
(poème écrit à l'âge de 18 ans)
Copyright©2001, tous droits réservés
Déposé auprès de Copyrightdepot.com
Retour Accueil
|