"Quand donc..."
Quand donc arriverai-je à l'abri de mes craintes,
A m'ouvrir à ce monde sans nulle doute en mon coeur,
A glaner de ce temps, et l'envie, et l'étreinte,
Et jouir chaque jour de ses parfums de fleurs.
Je me perds en mes peurs, et m'enferme en un moi,
Sous la coupe éphémère d'un bonheur solitude,
Je me erre à chaque heure et me glace quand l'émoi,
Me fait croire l'illusion que l'amour se perdure.
Quand donc arriverai-je à l'abri de moi-même,
A chasser ces refus, tous ces non qui me pésent,
Et à croire que l'esprit qui m'habite ne me séme,
En ces lieux sourds et froids qui m'attristent et me taisent.
Je me perds en mes peurs, et m'abrite sous l'armure,
De ce masque rieur qui ne me trompe pas,
Quand ces larmes qui me bordent chaque soir me censurent,
De goûter à la paix à qui je tends les bras.
Quand donc arriverai-je à vaincre l'inquiétude,
Toutes ces peurs qui me hantent et qui effraient mon coeur,
Et l'inhibent à ce point qu'il ne jouit du prélude,
De ces airs que ma vie veut m'offrir à toute heure.
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