AU REVERS DE LA NUIT
Je délasse la nuit comme un corset de velours noir.
Sa peau clapotis des mers de lunes comme nimbée d'une
placide lueur (de réverbère)
Cet amour est une aire d'autoroute.
Mon âme s'élève:des pissenlits aux fissures des trottoirs
au gré du vent crachent le pollen
Mes bras s'épanchent à elle malgré moi
Et je vois par-delà les falaises de l'ornière
Je vois d'abondantes tulipes sanguines s'étendre aux
confins de ce faux-rêve
Et doucement les astres se sont retournés comme des
plateaux rouillés leur envers est éclatant
Comme pour nous admirer
Je m'endors pressé contre son visage plissé par un
sourire naissant et éternel
Je repose caché sur l'aire d'autoroute,sa hanche nébuleuse
Je repose enfin,ivre pour une infinie au revers de la
nuit.
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