Poèmes de Fabien

 

LOVE OF DESPAIR. je rêvais quand je vis devant moi ce grand homme blanc, froid, fade il me lança un sourire sournois je fus statufiée s'approchant près de mon faible corps il s'ouvrit les veines ses doux poignets furent tranchés il voulait me rassasier moi, j'étais désespérée il avait un sourire qui paraissait forcé je ne pus m'empêcher de le contempler puis lentement il ouvrit ses belles mains vers moi délicatement son sang se répandit sur moi mon visage purifié je pus me relever afin de l'embrasser mais il s'est effondrés mon lit, pétrifié ses yeux perdus dans le vide je ne pouvais imaginer l'importance de ce liquide qui lui permit de rendre la vie à un être fatigué indigne de sa bonté indigne de sa pureté indigne de continuer à vivre oui je l'aimais c'est lui que j'attendais ma vie ne signifiais plus rien sans cet homme il ne me reste plus que mon âme pour le prier à jamais je ne suis qu'un être infâme car je n'ai pu le sauver il me reste une chose à faire vendre mon âme à Lucifer viens à moi Nosferatus rends-le moi... et je te donnerai tout à la recherche de la rose noire celle qui confie l'éternité je crois que j'ai tout essayé pour acquérir ce pouvoir pour être avec lui à jamais mais qui se frotte a la beauté de la rose se fait piquer par la douce griffe d'un sombre amour brûle de la passion, pour toujours c'est à ce moment que j'ai vu que mon corps n'existait plus par la passion j'avais flambé mais Il s'est évaporé c'est alors que j'ai commencé à errer la rose noire m'avait prise et emprisonnée je n'avais plus qu'à me donner j'avais perdu ma dignité je m'engouffrais dans ce marécage sur moi, la vie avait tourné la page c'en est fini, à quoi bon? c'est en vain... ne voulant pas désespérer je me grandis, la main levée... ça y est, mon visage est couvert d'eau enfin! ça n'est pas trop tôt! car après ça je ne peux plus souffrir je ne sens plus mes membres je dois partir c'est alors qu'un main prend la mienne et me hisse hors de cette peine je reconnais ce doux sourire c'est l'homme que j'ai vu mourir suis-je morte? est-ce la fin? non, je suis dehors ça je le sens bien il me rapproche de son corps et me serre dans ses bras sort ensuite ses ailes d'or pour voler bien loin de la tout en haut, très loin dans les cieux nous faisons l'amour comme des dieux c'est alors que j'ai compris que, l'un et l'autre, nous sommes la vie... je t'ai aimé, je t'adore, je te vénérerai je caresse ton visage, tout comme cet air frais j'ai enfin pris la rose noire celle du bonheur, suivant le désespoir toi tu es l'Ange de l'agonie et moi le Djinn qui prend la vie alors vivons cette agonie car tant que nous sommes tous les deux rien ne pourra jamais être mieux.


DEATH OF ONE nuée de corbeaux vole au-dessus de moi... corbeaux, présage mortel, survolent ma dépouille encore fraîche semblant douée de vie pour un destin funèbre. mon cadavre va et vient, vampire suceur de sang et de vie, succube en mal de sensualité cherche partenaire et victime. je visite les maisons, me fais inviter et laisse ma marque fatale. un jour je suis entrée chez toi, tu devais être ma victime mais l'inverse se produisit. un être mort amoureux d'un vivant, femme de nuit pour homme de jour. façons de vivre opposées mais amour partagé. tu m'as redonné goût à la vie, même si ce mot ne signifie plus rien pour moi. tu me rends la joie que j'avais perdu en mourant, il y a un mois de cela, dans des circonstances peu naturelles, retrouvée pendue dans la foret. à ma mort, je suis devenue la gardienne de cette foret, enterrée en son milieu, la ou je fus retrouvée. plus personne n'ose y passer, réputation de lieu hanté, de jour ou de nuit. mais en fait c'est moi qui suis hantée par ton doux souvenir. tous les soirs j'entre chez toi et te regarde dormir paisiblement, nous imaginant unis à jamais. mais pour cela tu dois mourir et je n'ose pas te faire ça. un soir, lors de ma visite, tu t'es réveillé, tout tremblant. je t'ai pris dan mes bras, tu m'as raconté ton cauchemar, ou nous étions séparés. alors tu 'as demandé de te tuer. j'ai tenté de te raisonner mais tu ne voulais pas écouter. tu disais que c'était le seul moyen, que nous serions plus heureux ainsi et que plus rien ne serait entre nous, surtout pas la vie. alors j'ai finalement agi. je t'ai offert la mort que tu attendais tant. je t'ai vidé de ton sang et de ton âme pour te rendre comme moi, passer notre mort ensemble, inséparables à jamais


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