Il n'est point de jour dans mon existence
Sans qu'à vous ma belle mon coeur ne pense.
En mon âme ne cessent de monter certains désirs
Qui rêvent secrètement de goûter votre plaisir.
Si par mégarde vos yeux se posent sur les miens,
Si par hasard devant moi vous faites quelques pas,
Tout mon corps frémit comme en plein désarroi
Et mes pensées se brouillent, se perdent comme une fin.
Pourquoi l'homme possède tant de faiblesse...
Qui ose dire qu'il ne connait pas la tristesse.
Je porte pour vous plus que la passion
Et votre vue suffit à me faire perdre la raison.
Je pense à tout l'amour que je pourrais vous offrir
Et je me dis que cela vous ferait sûrement sourir.
La peur m'envahie, et je redoute par dessus tout
De voir naître en vous l'aube d'un courroux.
David Viglieno
(poème écrit à l'âge de 18 ans)
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