Poèmes de Jo

 

LA LENTE APPROCHE ETE 99 Eté pourri,été fini. Longue est la route pour celui qui attend, le papillon du soir, envolé sur un espoir. Tous les matins. Comme un chagrin, il achetait son pain, sans qu'il soit certain s'il avait faim. La longue nuit, endormie dans l'oubli. Puisse une insomnie, te laisser ravie. Tu m'a donné un message, comme on ouvre une cage. Il n'y avait rien sur la page, envolée vers les nuages. Tu me parlais souvent dans un passé récent. Je voulais t'annoncer un oiseau est passé, le temps s'est effacé, un souffle s'est arrêté. Au plus bas de mon âge, quand je descends les étages, je surprends ton regard, je suspends mon pas. Loin des regards éteints, je voudrais aller plus loin dans un tourbillon bleu, bleu canaille. Une fois fermé la vie la clef s'est enfuie, on ne passe plus par ici, il reste un ami. Elle voulait vivre, elle voulait. Un souffle assassin, un souffle. Plus rien, rien. Dans le noir de la vie, s'est échappé un cri. Un ange c'est petit, on l'appelle, on supplie. Ta main qui frémit, un adieu à la vie... Une serviette sur le drap, tes doigts qui s'agitent. Le silence, c'est lourd. Toutes ces minutes inutiles, lancées et retombées, dans un fracas sans nom. Incertitudes, trop chères payées... Bien après, un matin. Le vide de l'absente, un papier qui traîne, une rose flétrit. Dehors, le soleil. Il n'a pas son pareil, pour dire sans nuance, que c'est pas de chance. Le temps écoulé, le vent dans les arbres, la pluie dans les yeux, l'orage sur le village. Pour toi, ma plus belle page. Elle est arc-en-ciel. Juste un fil d'argent, pour unir dans le temps un passé et un présent.


Pour Lucky, Sur les bords de la Méditerranée, j'ai laissé de moi Tu n'étais pas au rendez-vous de l'eau si bleue J'ai eu beau te harceler, petit coeur plein d'émoi La honte lavée par les flots, et le soleil si généreux Sur les bords de la Méditerranée, j'ai laissé de moi Un appel de toi, ce n'était pas rien A trop vouloir rêver sa vie, dans les méandres de soi On perd pied, on crie, on hurle, et puis plus rien Sur les bords de la Méditerranée, j'ai laissé de moi Du train qui file, l'eau bleue peu à peu disparait Le coeur est pourtant léger, l'esprit apaisé, c'est la fin du moi La route est longue, puisse encore éclore la sincérité.


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