LA OU POUSSENT LES LYS
Là où poussent les lys
Il y a aussi des insectes...
Il arrive un moment disparaissent
De la mémoire...
Le monde est ainsi fait,
L'un meurt,
L'autre naît...
Là où poussent les lys
Il y a aussi des insectes...
Plusieurs choses
Restent dans les profondeurs...
On ne voit peut-être pas les défauts.
La plupart du temps
Les écrivains, les dessinateurs,
Les lecteurs
Ne découvrent pas la vérité...
Là où poussent les lys
Il y a aussi des insectes...
Le monde est ainsi fait,
L'un meurt,
L'autre naît...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, le 09.05.1999
Traduit par : Yakup YURT
LA RAISON DU CORBEAU
On demanda au corbeau:
" C'est pour quand la noce? "
Il répondit :
" A la moisson des orges... "
On lui demanda encore :
" Fort bien, jusqu'à ce moment-là
Que comptes-tu faire? "
Il répliqua :
" Renverser les épouvantails... "
On rit
En se disant " Pourquoi? "
Le corbeau après une brève réflexion
Donna sa réponse :
" Il n'y a pas de différence
Entre certains gens et les épouvantails... "
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, le 06.06.2000
LE CUL-DE-SAC DE LA ROSE
Les douleurs envahiront tes rêves
Ecoute donc la mer
Par tout ce que tu vois.
Souviens-toi des zones bleues
Remplies par le soleil
Pendant que les chagrins y dorment
La main dans la main
Les nuits apporteront des péchés...
Tes yeux boiront le ciel
Tu ne pourras pas supporter
Le murmure d'une disparition
Dans le cul-de-sac de la Rose.
Les poèmes y seront silencieux
Les chansons te feront pleurer
Les verres se briseront dans tes mains
Tu ne pourras pas penser
Et puis... sache que
Tu ne pourras plus me voir
Dans le cul-de-sac de la Rose.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
LE MIROIR
L'être humain se voit lui-même
Dans le miroir...
Il reste au de delà pensée
De temps à autre
Il voit des figures déformées,
Il voit les choses à l'envers...
Il cherche un coupable
Constamment
Il voit des tissus
Tout en morceaux...
Celui qui est à accuser
Est lui-même...
L'être humain courtois
Ne peut accuser sans connaissance...
Que l'être humain vive à Paris
Ou à Konya
Les vérités sont invariables
Dans l'univers...
L'être humain se voit lui-même
Dans le miroir...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Mantes la Ville, le 21.11.1995 à 18H30
Traduit par : Yakup YURT
LES NUITS SANS TOI
Je sirote mon esclavage
Les nuits
Je suis cloué trop loin sans toi.
Je cache les bleus rafraîchissants
De mes rêves
Je fais fondre le temps dans mes verres
Avec une chanson qui pleure
Je dessine mes larmes
Dans mes poèmes.
Et toutes les nuits
Les gouttes de pluie rêvent de moi
Pour disperser ma soif de toi
Je bois... je bois jusqu'à l'infini.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Istanbul, le 04.08.1974
Traduit par: Yakup YURT
LES REALITES QUI SE FORMENT DANS NOS INSTINCTS
J'ai tripoté
Trois fois avec mes doigts
La porte fermée...
J'ai pensé
Qu'il « Occupé... »
Ensuite,
En boutonnant ma veste
Je suis entré...
Ma tête était baissée,
Je craignais
De regard méchant
Se formaient
Dans mes instincts...
A ce moment-là,
Tout doucement
J'ai tourné ma tête
Vers la fenêtre
Que le vent avait ouvert...
Les papiers
Posés sur le bureau
S'étaient dispersés par terre...
Ma tête baissée
Un par un, je les ai ramassés
Avec beaucoup d'humilité...
Et je les ai déposés
Sur le bureau...
Dans l'attente d'un grondement
Ou d'un regard rude
Allégrement
J'ai levé ma tête
Un gros fauteuil tout vide
Etait en face de moi...
De ce bureau de haute fonction
Où j'étais entré
Avec cérémonie et crainte
Je suis sorti à reculons
En saluant le fauteuil vide...
Ceux qui attendaient devant la porte
Les uns après les autres
Ont également fait comme moi...
La précarité de la vie
Se reflétait
Dans les fenêtres
Qui cognaient à cause du vent...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
L'HUMANITE
Lorsque les aspirations primitives
S'unissent à la lutte d'intérêt
Il ne reste trace de l'amitié
Mon frère...
Tous les comportements vils
Sont à la propre hauteur de l'individu...
Les efforts de nuire
Sont derrière le bon...
Celui qui mène ses affaires égoïstement
Ne peut trouver d'ami
Mon frère...
Tout est sous observation ici-bas
Ce ne sont pas les appareils,
Mais l'être humain qui est déréglé...
C'est le jour de la course
Derrière l'amitié...
La méchanceté ne s'oublie pas
Mon frère...
Certaines créatures ne sont pas
Le mur des lamentations
A s'y retourner pour pleurer...
Les passions
Traînant l'homme derrière elles
Ne sont pas des vaches à lier !
Celui qui à un aveugle pour guide
Ne peut arriver à son but
Mon frère...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, le 22.08.1999
Traduit par : Yakup YURT
L'UN DANS L'AUTRE
Mon avocat est médecin à l'hôpital,
Mon médecin
Avocat au palais de justice...
Mon professeur est la personne
Violentée par eux
J'ai perdu mon père
Avant d'être né
Elle nous a fait grandir en larmes
Ma mère...
Mon voisin,
Malade mental...
Mon compagnon ;
Le chat...
Mon amie
Ma plume...
Mon ennemi
L'ignorance...
Ce qui me dérange
L'opportunisme.
Mon école ;
Le bistrot...
Mon lieu de travail,
L'école...
Mon gain ;
Ma bonté
Vis à vis d'autrui...
Ma crainte
Est de n'être pas compris...
J'aime beaucoup
Les êtres humains...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, le 01.01.1999
Traduit par : Yakup YURT
MON JUGEMENT
Ils m'ont jugé devant les fleurs
Les fleurs se sont tues
Les jours ont parlé...
Une accusation a pénétré mes yeux
J'ai clamé mon innocence
Ils ne m'ont pas écouté...
Je sais
Les fleurs pensaient à quelque chose
Les nuits m'en sont témoins
Je les ai suppliés de m'écouter
Les déclarations des étoiles
Ils n'ont pas écouté.
En plein milieu des nuits
Mon coeur s'est senti encerclé
Je me suis laissé emporter
Par les obscurités
Qui bandent mes yeux...
Ma solitude était plantée dans mon coeur
Je n'ai pas pu expliquer
Que je n'avais personne
Ils n'ont pas écouté...
Ils m'ont jugé devant les fleurs
Ils ont lié les nuits
A mes bras
Et ils m'ont exilé dans le noir
Tout seul...
J'ai clamé mon innocence
Ils n'ont pas écouté.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par Yakup YURT
NOTRE CHAT
Nous avions un chat
D'une fidélité exemplaire...
Pendant que les souris dansaient
Sous la chaufferette
Le nôtre somnolait...
Le temps s'est écoulé dans un sommeil profond
Les souris ont grandit... et se sont multipliées...
Comme si elles étaient affamées depuis des années
Elles se sont plongées
Dans tout ce qu'il y avait sur place...
De laquelle voulez-vous qu'il s'occupe
Notre chat ?
Tout perplexe qu'il était
Il s'est mis à regarder
Et d'un côté... et de l'autre côté
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
N'OUBLIE PAS
Même si je t'ai perdue
De ces miroirs-là
C'est encore toi qui seras
Devant mes yeux...
Je ne pourrai peut-être pas
Tenir tes mains
Je ne pourrai peut-être pas
Couvrir ta nudité
Avec des tulles blancs...
Tu seras dénoncée par ces soirs-là
N'oublie pas...
Là où tu verras
Un arrêt semblable à celui-là
S'en va du devant des vitrines
Lis mon nom dans les reflets de lumière
N'oublie pas...
Tu seras dénoncée par ces soirs-là
N'oublie pas...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
ON NE LUI A PAS ENCORE DONNE UN NOM
J'ai voulu dessiner
Ceux qui ont été classés dans les rayons
Les écrits humiliants l'être humain
Dans des mondes clos...
On n'a pas encore donné de nom
Aux efforts tant dédaignés
Aux sentiments considérés comme nuls
Aux huit ans
Aux dix-huit ans
Les horizons sans soleil
N'avaient aucune signification
Là où on ne les voit pas...
Le passé des êtres humains de l'obscurité
A été complètement mouillé
Et ensuite mis de côté...
J'ai voulu dessiner
Ceux qui ont été classés dans les rayons
Les écrits humiliants l'être humain
Dans des mondes clos...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Magnanville, le 01.01.1999
Traduit par : Yakup YURT
UN MONDE PLEIN
A CRAQUER
Plié en deux
Avec le fardeau du passé sur mon dos
En traversant ses chemins
D'où suis-je parti pour arriver où?...
Alors qu'aux vignes de la poésie
Les attentes couvertes de neige
Etaient traitées comme une dentelle
Moi, je ne sais trop comment
J'ai ri aux chagrins!...
Pendant que tournaient autour de moi
Toutes les choses qui m'intriguent
En ce temps-là
Moi, j'ai semé la poésie
Dans les champs de l'amour...
Malgré les scorpions
Les serpents
J'ai eu souvent soif
D'une vie humaine décente...
Et de surmonter les murs
Construits contre nous...
Les fourberies
M'ont marqué très fort...
A chaque fois
Il m'a semblé plus grave
D'être aveugle d'idées
Qu'aveugle de couleurs...
Plié en deux
Avec le fardeau du passé sur mon dos
En traversant ses chemins
D'où suis-je parti pour arriver où?...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Istanbul, le 05.04.2000
Traduit par Yakup YURT
DEMAIN LE SOLEIL
NAÎTRA POUR NOUS
Ne prends pas froid au carrefour
Des froideurs...
Raconte la forme
Des garde-fous
Tant que ta langue tourne...
De toute façon.
Demain le soleil
Naîtra pour nous...
Comment rester insensible
A ce qu'on t'a fait subir?
Comme vivre la nuit,
Dans la clarté du jour...
Nous savons qu'en tous cas
La gaine des grossièretés
Est prête...
Demain le soleil
Naîtra pour nous...
Même si ton labeur fait briller
Les versants noircis...
On ne sait pas,
Si tu existes...
Ou non parmi eux ?
Nous savons,
Leur but
Et de te mépriser...
Laisse...ne t'en fais pas
Tout ce qui est arrivé...
De tout façon
Demain le soleil
Naîtra pour nous...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Magnanville, Le 16.03 .2000
Traduit par : Yakup YURT
VER DE POMME
A l'intérieur de la pomme
Le ver grignote la blancheur
Pour atteindre
Le noyau de la vie...
Pendant qu'il sursaute
Dans l'obscurité
Comme un nouveau-né.
Il suce la saveur... le sel
De la nature.
Au magma de la bassesse
Les laves débordent
Sur son égoïsme...
Il dort... il se réveille
Rien ne change
Il reste avec la saveur
Au noyau de temps...
Il tisse une toile avec son masque
Pendant qu'il s'épuise
Dans les fossés qu'il a creusés...
Les jeux
Sinueux
Restent dans son oeil noir...
Lorsqu'il enlace le vert
De la pomme...
Sonne soleil se couche
Lui, il se cache...
Son essence se putréfie
Dans son estomac
Plein de graines carbonisées
Des murs qu'il a construits
Les pierres tombent une à une...
Et finalement lui,
Reste à découverte.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Magnanville, le 26.05.2000
Traduit par : Yakup YURT
AMI, TU N'ES PAS COUPABLE
Ami, tu n'es pas coupable
Les coupables sont les soirs
Qui te traînent dans cette obscurité...
Ne te chagrine pas
Les souffrances des jours perdus
Passent vite.
Tes yeux ont appris à aimer
De toute façon
Apprendre aussi à oublier
Toutes les souffrances...
Oublie ces yeux qui t'ont conduit
Dans les guinguettes
Ne crois pas à la culpabilité
De tes regards moins perçants
Qu'autrefois
Parce que tu n'es pas coupable, ami
Les coupables sont les espoirs
Qui te laissent dans l'ombre.
A quoi bon de t'énerver
Même s'ils ne comprennent pas
Les poèmes oubliés
Dans tes yeux hagards ?...
Tu es seul dans un au-delà inconnu
Tes yeux sont aussi tout seuls...
Tu n'es pas coupable, ami ...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
AMITIE AVEC LES PHOTOS
Fais les dessins
D'un ami
D'un camarade
D'un voisin
Et place-les au coin principal...
Ne fais pas de compte profils et pertes
Efface de ta mémoire
Les mots
Tels qu'intérêt, hargne, trahison...
Colorie, décore,
Encadre-les ...
Pends-les à la plus belle place
De ton foyer...
Tant qu'ils sont là
Dors sans peur
Sans crainte...
Tu verras
Que ton amitié
Avec les couleurs en fête
Et les lignes sincères
Ne te décevras pas.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, le 03.03.1999
Traduit par : Yakup YURT
AVEC ET SANS FUTUR
Mes espoirs menottés
Dans le ciel
Effacent les éclaircis d'espoir...
Tel un squelette
Avec et sans futur
Tu restes suspendue
Dans mes yeux...
Les rires aux éclats chargés de feu
Sont marqués à mes paupières
Avec la nostalgie d'un jour à saisir...
A un moment où je ne puis penser
Avec et sans futur
Les branches restent sans feuillage.
Par un changement transparent des autres jours
Avec et sans futur
Je ne sais pas depuis combien de soirs
Je suis battu par ton absence
Aux tables de jeux du hasard sans personne ?...
Avec et sans futur
L'obscurité tend son piège
Les espoirs affamés m'attrapent
Et... on passe à mes poignets
Les menottes d'une vie sans toi !
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Le 7 décembre 1976
Traduit par Yakup YURT
BALAYEUR, MON FRERE
Frère balayeur,
Ne balais pas les espoirs
Tombés dans les rues...
Tu sais,
Les larmes ne salissent pas
Les avenues...
La plupart du temps
Les chagrins
Restent à l'intérieur
Des gens...
Tu ne peux pas savoir
Leurs sentiments
Qui ne quittent pas chez eux...
Les poubelles
Que tu vides
Depuis des années
Sont témoins de tes sentiments...
Que ceux qui ne pensent
Qu'à leur estomac
Ne te chagrinent pas...
Frère balayeur,
Surtout, ne comprends pas mal
Mes paroles ...
Mon but,
N'est pas de t'humilier...
Il n'y a aucune différence
Entre toi et moi...
Frère balayeur,
Ne balais pas les espoirs
Tombés dans les rues...
Tu sais,
Les larmes ne salissent pas
Les avenues...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, le 10.05.1999
Traduit par : Yakup YURT
CHAQUE FOIS QUE JE LEVE MA TETE
Chaque fois que je lève ma tête
Vers le ciel ...
Les oiseaux en vol me viennent à l'esprit...
Les fêtes
Les noces traversent ma mémoire...
Mes mains semblent
Se tendre
Aux roses
Ou bien au miel d'abeilles...
Chaque fois que je lève ma tête
Vers le ciel...
Les roses qui se fanent,
Les yeux en pleur me viennent à l'esprit...
Je cherche
Le passé dans les rues désertes...
Les caravanes,
Les promenades traversent ma mémoire
Mes mains semblent
Se tendre
Au tournesol
Ou bien à la branche du saule...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
DEMAIN LE SOLEIL
NAÎTRA POUR NOUS
Ne prends pas froid au carrefour
Des froideurs...
Raconte la forme
Des garde-fous
Tant que ta langue tourne...
De toute façon.
Demain le soleil
Naîtra pour nous...
Comment rester insensible
A ce qu'on t'a fait subir?
Comme vivre la nuit,
Dans la clarté du jour...
Nous savons qu'en tous cas
La gaine des grossièretés
Est prête...
Demain le soleil
Naîtra pour nous...
Même si ton labeur fait briller
Les versants noircis...
On ne sait pas,
Si tu existes...
Ou non parmi eux ?
Nous savons,
Leur but
Et de te mépriser...
Laisse...ne t'en fais pas
Tout ce qui est arrivé...
De tout façon
Demain le soleil
Naîtra pour nous...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Magnanville, Le 16.03 .2000
Traduit par : Yakup YURT
C'EST L'EPOQUE DES CONCOMBRES
Je l'ai toujours dit :
« Une porte que quatre personne n'ont pu ouvrir...
Un chien l'ouvre
Avec le bout de son nez
Et s'en va... »
Personne
Ne s'en étonne...
C'est l'époque des concombres...
La machine
Lave le lige,
L'homme ne trouve pas le temps
De se laver...
Dans certaines têtes chauves
Se trouve tout
Hormis les poils
Mais
Il n'y a pas d'humanité...
Dans les châteaux
Les vers à bois,
Et non les sultans,
Vivent comme des rois
Personne
Ne s'en étonne...
C'est l'époque des concombres...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
JE VEUX CONNAÏTRE LES GENS
Emmène-moi là-bas avec tes mains
Au moment où les peines familières
Gazouillent
Dans ces rues désertes
Je veux connaître les gens.
Avant que l'obscurité ne couvre
Et la fumée n'entoure
Mes yeux
Je veux connaître les gens.
Les gens d'une ville oubliée
Sont sur le point d'être enterrés
Dans les ténèbres
Ne reste pas là
Réveille les étoiles...
Emmène-moi là-bas avec tes mains
Je veux connaître les gens.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
AIMEZ VOUS LES UNS LES AUTRES
LES ENFANTS
Aujourd'hui comme hier
Le temps passe vite
De toute manière
Pensez aux lendemains...
Que les douleurs ne pénètrent, votre monde,
Travaillez, efforçez-vous
Pour devenir des hommes...
Que les incertitudes
Ne vous emportent pas
A leur suite...
Aimez
Votre maître d'école
Qui vous indique le chemin...
Comme votre mère,
Comme votre père...
Que l'amitié soit règle de vie
Et l'amour mot de passe
Aimez-vous
Les uns les autres
Les enfants.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, le 02.02.2001
Traduit par Yakup YURT
QUI EST ÜZEYÝR LOKMAN ÇAYCI?
Üzeyir Lokman ÇAYCI est né en 1949 à Bor en Turquie.
Il est architecte intérieure et de concepteur industriel. Les poèmes et les
nouvelles, écrits dès l'âge de 14 ans, ont été publiés dans divers revues et
journaux, tant nationaux qu'Anatoliens. La presse, les revues et les anthologies
ont réservé un bel accueil à ses créations. L'intérêt qu'Ümit Yaþar OÐUZCAN,
poète turc de grande renommée, a témoigné à son égard lui a permis d'accéder à
des plates-formes importantes.
Üzeyir Lokman ÇAYCI a publié son recueil de poésie « L'Arrêt des Soirs en 1975
et une biographie en 1989 en langue turque.
Le jolis poèmes traduits en français par Yakup YURT, valeureux traducteur,
interprète, amoureux des arts et écrivain vivant à Bruxelles, suscitent pas mal
d'intérêt dans la presse française et auprès d'organismes compétents.
Actuellement, fort du soutien de Yakup YURT, connu pour sa modestie et sa
compétence, Üzeyir Lokman ÇAYCI poursuit ses travaux en France.
Il s'est marié avec Neziha en 1995. A suite de plusieurs stages, il travaille
depuis 1991 à l'AFPA
(Association pour la Formation Professionnel des Adultes).
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